Le XVIII°siècle -II-

Le vêtement féminin sous la Révolution


Le 27 juillet 1794, la chute de Robespierre marque le début de la réaction thermidorienne. Celle-ci veut faire oublier l'austérité des moeurs et surtout la terreur; elle se caractérise par l'extravagance du vêtement porté par les muscadins (le parfum du musc et celui de la muscade étaient à la mode).

Incroyables et Merveilleuses empruntent à l’Antiquité païenne les tuniques amples qui 'pigeonnent' les poitrines. Les tissus transparents en gaze ou en tulle révèlent plus qu'ils ne dissimulent le corps de la femme. Ces robes dépourvues de poches amènent les élégantes à porter le mouchoir dans un sac appelé, d’un mot grec, « balantine » ou, d’un mot latin, « réticule ».

Se chaussant de cothurnes, de sandales attachées au-dessus de la cheville par des rubans entrecroisés ou des lanières garnies de perles, quelques-unes joignirent à l’adoption de ces costumes de nouvelles excentricités :
la « reine » des Merveilleuses, Madame Tallien ayant imaginé d’orner ses orteils, laissés à nu, de bagues de prix, les autres merveilleuses l’imitèrent et portèrent des cercles d’or aux jambes.

Tantôt, sur une vaste perruque blonde, elles arboraient des chapeaux immenses ; tantôt elles portaient les cheveux courts et frisés, comme ceux des bustes romains.

Femmes révolutionnaires