Le siècle d'or

L'Habillement

La mode vestimentaire de la Renaissance est avant tout italienne. Elle fut répandue dans le reste de l'Europe à la suite de l'expédition de Charles VIII de France en Italie, en 1494. Les vêtements s'enrichirent de manches bouffantes et de crevés (entailles faites dans le tissu pour faire apparaître la doublure d'une autre teinte). L'Espagne apporta sa contribution à la transformation de la silhouette féminine, avec le corset à baleines qui emprisonnait le buste et le vertugadin qui soulevait la jupe, en l'élargissant de sa base. C'est également à la Renaissance que la chemise fut mise à la mode, ornée de dentelles sur les poignets et le col, de fraises amidonnées puis de jabots.

L'évolution de la mode masculine à la Renaissance fut marquée par l'allongement des hauts-de-chausses. Les femmes, quant à elles, supportèrent des vêtements de plus en plus rigides. Le corps à baleines, ou corset, descendait bien en dessous de la taille en forme de V devant. La poitrine était écrasée et remontée au-dessus du corset. Les styles varièrent énormément à partir de cette époque, tout en gardant la même ligne rigide. Les différenciations se firent selon les souverains et les cours d'Europe. Sous François Ier, le costume était riche et coloré alors qu'il était plus austère sous Henri II et Charles IX car on choisissait souvent le noir et l'or. Sous Henri III, le style se fit extravagant avec des pourpoints bariolés, d'immenses fraises et des toques de femmes portées également par les hommes. Le vêtement féminin resta assez lourd et encombrant sous Henri IV malgré les modifications apportées, dès l'arrivée de Catherine de Médicis en France.

L'Espagne, au XVIe siècle est une grande puissance européenne, forte de ses découvertes prodigieuses en Amérique. L'or, l'argent et les perles parent les vêtements jusqu'à l'extravagance. Une série de lois vers 1500 la limite alors. Cette mode est sobre et dans la plupart des cas, de couleur noire. Les femmes portent des robes en pyramide à col montant et aux épaules rembourrées. Les hommes portent l'épée au côté. En Castille, la reine Jeanne de Portugal, alors enceinte, tente de cacher sa grossesse et lance la mode des jupes armées de cercles de jonc vert, le verdugo, qui deviendra le vertugadin en France. Il peut avoir une forme de cloche ou de tonneau.

Le corset en forme de cône resta de rigueur, avec la taille plus ou moins haute selon la mode. À la fin du siècle, la robe ample, ou mantoue (nom dérivé de la ville du nord de l'Italie), apparut et annonça l'arrivée d'un changement, qui caractérisa davantage le siècle suivant.

Les vêtements masculins connurent à cette période le changement le plus radical de leur histoire. Au début du siècle, les hommes portaient encore les tenues de la fin du Moyen Âge (le doublet, les hauts-de-chausses, les chausses et la cape). Pendant la première moitié du siècle, on lança la casaque pour le voyage et pour l'usage militaire. Elle était constituée de deux parties à l'avant, de deux morceaux à l'arrière, et de deux morceaux aux épaules. L'avant et l'arrière se boutonnaient pour former un manteau et les morceaux aux épaules se boutonnaient pour former des manches. Cette innovation pratique donna naissance au manteau d'équitation. Au début du XVIIIe siècle, après quelques débuts hésitants, il prit la forme du manteau que l'on porte aujourd'hui. Le doublet devint le gilet. À l'exception des hauts-de-chausses, les composants essentiels de la tenue masculine moderne étaient tous en place vers 1680.



En consonancia con la rectitud religiosa que querían proyectar al mundo, la dinastía de los Habsburgo adoptó en la corte un estilo de gran sobriedad, caracterizado por el uso de colores oscuros y prendas ceñidas, sin arrugas ni pliegues y aspecto rígido, sobre todo en las mujeres que usaban verdugado o guardainfantes (una falda hueca compuesta por un armazón de alambres o madera).

Este estilo era sumamente incómodo para las mujeres, que necesitaban horas para vestirse. No obstante, la apariencia rigorista, de tonos oscuros, incorporaba algunos detalles de color como cadenas de oro o la cruz de alguna orden. Y en el caso de las mujeres, estaban permitidas algunas concesiones más en forma de complementos.

En una sociedad regida por la condición social y la importancia de ser hijo de alguien («hidalgo de solar») la apariencia terminó por convertirse en una obsesión. A comienzos del siglo XVII, el traje nacional, sobrio y de color negro del periodo de Felipe II, dio paso a una moda más excesiva en adornos durante el reinado de Felipe III.

El Barroco en todo su esplendor incorporó al traje negro perlas, perfumes, pedrerías, telas exóticas, e incluso la clásica gola fue desplazada por la lechuguilla (cuello exagerado en forma de gran abanico).


Los pobres y marginados en España en el siglo XVI Isabel de Borbón, futura reina de España,
hacia 1620, Rodrigo de Villandrando