Le siècle d'or

Les Usages

En 1558 le médecin Francisco Fernandez offre au roi d'Espagne Philippe II une plante venue du nouveau continent, le tabac. Les Indiens d'Amérique fument ces feuilles depuis des temps immémoriaux au cours de leurs cérémonies religieuses. Elles sont réputées pour avoir des vertus curatives. L'introduction du tabac en France se fera vers 1560 grâce à l'ambassadeur de France au Portugal Jean Nicot.

Jusqu'à la Renaissance les femmes mangent dans leurs appartements car les mauvaises manières des hommes heurtent leur sensibilité.
L"assiette marque l'emplacement de chaque convive autour de la table; les plats communs qui trônent au milieu de celle-ci et dans lesquels les invités piquent de la pointe de leur coutelas les morceaux de viande . La fourchette rapportée d'Ialie se compose de deux dents et se substitue au couteau. Elle évite aux porteurs de fraises de se salir inutilement. Mais elle ne sera adoptée qu'à contre coeur car elle est jugée dangereuse lorsqu'elle est introduite dans la bouche.
Le verre remplace le gobelet : il ne doit jamais rester vide ou plein car le convive ou l'hôte peut se sentir bafoué. Il est généralement détenu par le serviteur qui le présente à chaque sollicitation de son maître!
Le doublier, longue pièce de toile posée sur les bords de la table servait autrefois à la communauté pour s'essuyer les mains et la bouche; il est remplacé par la touaille, toile longue de quatre mètres et pliée en deux sur un bâton, accrochée au mur comme un torchon ou sur l'épaule du serviteur


En 1582 aparece El Galateo español, traducción y adaptación de Lucas Gracián, secretario de Felipe II, de Il Galateo, el libro de etiqueta más popular de la Europa en aquella época.

Más que decir lo que hay que hacer, Gracián subraya lo que no que hacer en la mesa para no parecerse a esos que “a manera de puercos con el hocico en la comida del todo metido […] y con entrambos los carrillos llenos, que es como si tañesen trompeta o soplasen en la lumbre“. No se podían toser, estornudar ni escupir, ni hacer cosas sucias como ofrecer a otro el la servilleta usada, limpiarse la nariz o el sudor con ella, soplar la sopa para enfriarla ni “hacer acto alguno por el cual muestre a otro que le haya contentado mucho la vianda o el vino, que son costumbres de taberneros o de parleros bebedores”.