Le siècle des Tudors

L'Eglise d'Angleterre



L'Église d'Angleterre avait fait l'objet de vives critiques par des réformateurs comme John Wycliff; celui-ci dénonçait les abus du clergé.
William Tyndale fortement influencé par la Réforme défendue par Calvin et Luther proposait alors une nouvelle version de la Bible et particulièrement une traduction du Nouveau Testament, dans la version dite « du roi Jacques » ou version « autorisée ».
Henry VIII ne lui était guère favorable car il ne désirait pas abjurer sa foi catholique Mais il n'avait pas voulu s'engager dans une croisade avec les Espagnols contre la Réforme car l'Angleterre commerçait alors avec la ligue hanséatique. C'est sa passion pour sa maîtresse offficielle, Ann Boleyn, dont il voulait faire sa femme qui devait séparer le Roi du Pape, Clément VII et de l'Eglise catholique. Comme le Pape ne voulait pas indisposer le neveu de la Reine, Charles Quint, il refusa à Henry VIII la répudiation de Catherine. Cela devait entraîner la proclamation, en 1534, de l'Acte de Suprématie établit Henri comme « chef » de l'Église en Angleterre, il est complété par l'exigence d'un serment à la personne royale de tout adulte et l'assimilation à un acte de trahison de toute résistance.

Sur les conseils de Thomas Cromwell qui avait remplacé le cardinal WOLSELEY, monastères, abbayes, cathédrales et églises devaient être depossédés de leurs biens et même, parfois, de certains objets sacerdotaux qui pouvaient choquer les Réformateurs. Sous l'impulsion de Thomas CRAMMER la Bible anglaise était rendue obligatoire même dans les foyers catholiques.
Mais comme Henry VIII rejetait le Puritanisme, les Réformés subirent également, pendant son règne, des persécutions. Sous celui de son fils et surtout du Régent Seymour "les quarante martyrs d'Angleterre et de Galles" rappellent ces persécutions anticatholiques. De nombreux catholiques durent émigrer en Irlande et en Ecosse restée pour quelque temps encore fidèle à Rome.
La première liturgie anglicane en langue anglaise fut éditée en 1544 pendant le règne d'Henri VIII. Sous son fils, Édouard VI, l'archevêque de Canterbury, Thomas Cranmer, prépara en 1549 une liturgie "The Book of Prayers", mélange de l'ancienne liturgie catholique et de principes réformateurs, de caractère plus protestant que la version précédente.
Sous le règne de Marie Tudor un retour au catholicisme romain supprima la liturgie anglicane et Crammer fut condamné au bûcher. Le règne de Mary que l'on qualifie de sanglant lui a valu le surnom peu flatteur de "Bloody Mary".
Après les persécutions et bouleversements des règnes précédents, la liturgie anglicane, restaurée en 1559, sous Élisabeth Ire, retrouva l'équilibre entre les tendances protestante et catholique de l'église d'Angleterre.
L'archevêque de Cantorbéry est le primat de l'Église d'Angleterre.



In 1534, King Henry VIII separated the English Church from Rome because he wanted an annulment of his marriage to Catherine of Aragon; so he could marry Anne Boleyn. Pope Clement VII who feared Emperor Charles V , Catherine's nephew, refused the annulment. Eventually, Henry, although theologically opposed to Protestantism, took the position of Supreme Head of the Church of England to ensure the annulment of his marriage. He was excommunicated by Pope Paul III. Henry maintained a strong preference for traditional Catholic practices and, during his reign, Protestant reformers were unable to make many changes to the practices of the Church of England. >
The dissolution of the monasteries in the late 1530s was one of the most revolutionary events in English history.

Under his son, King Edward VI and the Archbishop of Canterbury, Thomas Cranmer, a new pattern of worship was set out in the Book of Common Prayer (1549 and 1552). It was composed of the older liturgy and Protestant principles.

Queen Mary I returned England again to the authority of the papacy. During her co-reign with her husband, King Philip, many leaders and common people were burnt for their refusal to recant of their reformed faith. These are known as the Marian martyrs and the persecution led to her nickname of "Bloody Mary".

As Mary died childless her half-sister Elizabeth enacted a new settlement (from 1558), known as the Elizabethan Settlement, a middle way between radical Protestantism and Roman Catholicism, "the via media". It had the character of the Church of England, moderately Reformed in doctrine,and an emphasis on Catholic and Apostolic traditions of the Church Fathers. It was also an established church with at its head the monarch. The exact nature of the relationship between church and state would be a source of continued friction into the next century.