Le siècle des Tudors

Les Arts musicaux

Son fils Henri VIII va suivre la même voie, d'autant que lui-même est un musicien accompli car il joue de plusieurs instruments: le clavecin, l'orgue et la flûte. Il compose des poésies et des mélodies. Il s'entoure d'un grand nombre d'artistes et de musiciens.

Henri VII est le premier roi anglais à encourager la musique à la Cour. C'est cependant sous le règne d'Élisabeth Ière que la Renaissance anglaise atteint son apogée.

On distingue la musique liturgique emmenée par THOMAS PRESTON, CHRISTOPHER TYLE (1498-1572) et THOMAS TALLIS (~1505-1585), de la musique de Cour où s'illustrent John Taverner (v.1490-1545) ou Thomas Morley (1557-1602) qui se sont consacrés exclusivement, ou presque, à la musique vocale. Leurs trois instruments favoris ont été le virginal, le luth et la viole. Élisabeth qui a une pratique délicate et sensible d'une sorte d'épinette vaudra à l'instrument le nom de "virginal" en l'honneur donc de cette Reine Vierge.

Le répertoire de musique profane comporte l'ayre, chanson accompagnée au luth. JOHN DOWNLAND (1563-1626) compose plus de 87 pièces.

Les Consorts qui sont de petits ensembles se multiplient à l'époque élisabethétaine au sein de la classe aisée qui cultive avec raffinement le goût des arts.

William Byrd (1543-1623) est le premier à servir aussi bien le culte anglican que la liturgie romaine. Il est un professeur renommé. Sa production musicale montre une profonde maîtrise de l'art du contrepoint, et de la voix humaine. Cette nouvelle musique anglaise bénéficie également de la concomitance d'une nouvelle poésie utilisant des formes telles que le sonnet.

Les ballets de cours deviennent populaires à la fin au XVIe siècle. Cette forme de divertissement cherche à concilier musique, danse et comédie. Au début, ces ballets sont constitués d'une succession de numéros sans liens entre eux, mais servent de propos à des mascarades, des défilés et des masques. (défilés costumés donnant lieu à des danses animées).

En Angleterre les "masques" apparaissent à la cour de Henri VIII en 1512, lors d'une fête. Douze nobles se présentent ainsi revêtus, exécutent une danse après quoi ils retirent leur masque pour le plaisir du roi et de la reine. La mode des spectacles masqués, très en vogue en Italie, puis en France se répand ensuite dans les théâtres où ils deviennent des spectacles à la mode qui annoncent l'opéra anglais.




Music played a major part in every aspect of court life such as processions, fanfares , coronations, funerals and baptisms, music in the Privy Chamber, and music for pageants and masques that entertained the court.

Moreover, it was an integral part of religious worship. All of the Tudor and Stewart monarchs were musical, and took a personal interest in professional performers at their courts. Some of these court musicians were well known as writers and performers. Henry VII's most important composer was Robert Fayrefax (c. 1460 - 1521), organist of St Alban’s Abbey. Henry VIII was probably the most gifted. He played numerous instruments – the lute, the organ and other keyboards; recorders, the flute and the harp.

The Waits were the only people allowed to play music in order to make money. The sovereign and some noblemen had their own musicians to play at their homes. They would often play a consort of viols - like violins and 'cellos - the family and the servants join the master to play together. Ordinary people would sing, and make music with any instrument they had at hand (they would use pots and pans for drums!).

There were also many musicians working for churches. Ladies were expected to play a keyboard instrument, such as the harpsichord, the spinet or the virginals. Gentlemen played the lute or the viol ("viole de gambe").