Le XIX°siècle

Les arts de la table

Au XIXe siècle la salle à manger est la pièce consacrée aux repas : spacieuse, bien décorée, avec un lustre en cristal, une table en acajou...

A cette époque on partage trois repas dans la journée :

le déjeuner, vers 11 h, le dîner vers 6 heures (repas le plus important de la journée), le souper vers 8 heures (il tendra à disparaître au fil du siècle).

Le « service à la Russe », vers la fin de siècle, exige que les plats soient servis successivement et non simultanément.

Les types de vaisselles (services à desserts, à thé, à café) se spécialisent. On boit dans du cristal. Le linge de maison est nécessairement blanc. La bourgeoisie adopte l'argenterie fine en métal argenté. La vaisselle spécifique apparaît avec, par exemple, les assiettes à huîtres, les couverts à poisson ou à asperges, les cuillères pour le thé ou le moka.

On distingue désormais les verres à eau, à vin ou à liqueur. La bourgeoisie se précipite sur les traités de bienséance comme celui de Madame de Bassanville, d'Ernance Duvaux de la Jonchère, de la baronne de Staffes. On apprend le plan de table (un homme et une femme côte à côte), la disposition des couverts, le couteau à droite de l'assiette et la fourchette à gauche, etc.

Le repas bourgeois est abondant, varié dans ses mets, original dans ses choix et sa présentation.

La Révolution industrielle a enrichi la Grande Bourgeoisie française. Les nouvelles technologies ont utilisé l'électricité et l'eau courante et favorisé l'essor des grands verriers, vaisselliers, couteliers, etc. Par exemple: le verre de Baccarat, le cristal de Saint Louis ou l'argenterie de Charles CHRISTOFLE (1805-1863). En outre, le commerce colonial, les échanges avec les partenaires européens et américains ont provoqué la diversité des produits agricoles.