La RENAISSANCE

La Langue française

C'est au XVIe siècle que la langue française moderne se répand. Grâce à François Ier qui, avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), donne à cette langue son statut de langue officielle du droit et de l'administration du royaume de France.

Jusqu'au XVI° siècle, le peuple pratiquait un patois ou un dialecte différent suivant la province où il résidait : le breton, le basque, les langues provençales au sud de la Loire ( réunies sous le terme de langue d'oc), les langues d'origine franque ( appelées langues d'oïl). Par contre la Cour, les élites (noblesse et clergé), les commerçants et une partie des écrivains s'exprimaient en français. Quant à la langue de la basoche, le latin jusqu'au XIvI°siècle, elle devait adopter le français pratiqué à la Cour.

Aussi, afin de faire mieux appliquer les Edits royaux, qui donnaient souvent lieu à des interprétations erronées, François I° toujours dans la même Ordonnance devait imposer en son article 110 « Que les arretz soient clers et entendibles Et afin qu'il n'y ayt cause de doubter sur l'intelligence des dictz arretz. Nous voulons et ordonnons qu'ilz soient faictz et escriptz si clerement qu'il n'y ayt et ne puisse avoir aulcune ambiguite ou incertitude, ne lieu a en demander interpretacion.»

Petrus Ramus introduit les deux lettres « j » et « v » afin de faire la distinction graphique entre les valeurs consonnantique et vocalique de « i » et « u ».

La bibliothèque royale est transférée de Blois à Fontainebleau. Quelle que soit l'appartenance sociale des écrivains de l'époque on retrouve deux thèmes essentiels : le bonheur et la beauté. Ces deux notions optimistes qui apparaissent dans l'oeuvre rabelaisienne et chez les poètes Ronsard et Du Bellay se heurtent au pessimisme et à la suffisance des clercs et des professeurs de la Sorbonne. François I° créera le Collège de France afin de libérer l 'expression artistique. La deuxième moitié du siècle se révèlera plus sombre avec l'assassinat du philosophe Ramus, durant les guerres de religion, et le scepticisme de Montaigne rejoindra le tragique du théâtre de Jodelle et de Garnier.



L'Art poétique