La Renaissance

Le vêtement

Le vêtement masculin

Au début du seizième siècle, la serge et l'étamine se substituent aux draps. La noblesse choisit la soie malgré l' ordonnance du roi Henri II (1549) qui assigne le velours cramoisi aux princes et princesses, exclusivement; à un rang inférieur une seule pièce de ce tissu est tolérée et encore sous d'autres vêtements. Bourgeois et manants sont interdits de soie! Enfin, depuis François I°, passementeries d'or et d'argent étaient interdites pour des raisons économiques. Nobles et riches bourgeois se rabattaient sur le velours et les draps de soie.A signaler la mode des "crevés" des manches ou de la culotte qui permettait de montrer ses dessous.

Les jambes et leur partie supérieure (dite haut de chausse) étaient recouvertes d'un bas qui rejoignait le pourpoint. Enfin, la saie, tunique ouverte en pointe, recouvrait une chemise froncée.

Sous François Ier le noble porte son épée au côté.

Sous Henri II, les vêtements masculins de la noblesse sont plus sobres: les tissus sont de fine texture, les bas désormais tricotés,et les chaussures épousent la forme du pied et affinent la silhouette; le velours est enfin autorisé à l'aristocratie; le justaucorps remplace les crevés, les manches-gigot, etc. Enfin, un petit chapeau à plume et un mantelet complètent l'habit.

Les bottes montantes sont réservées à l'aristocratie. Le reste de la sociéte porte des chausses à la marinière, larges et bouffantes semblables à la tenue traditionnelle des bretons. Les bottes larges et lâches ne devaient pas dépasser la hauteur de la cheville.

Le vêtement féminin

La basquine est composée de deux robes dont la seconde est relevée sur la première. La vertugale, jupon élargi par un bourrelet, recouvre la chemise. Ce bourrelet se nomme vertugadin. La cotte se portait sur la vertugale. La robe, selon la saison,complétait le tout.

Le corset qui affinait la taille mais écrasait la poitrine et donnait au buste une forme conique et le vertugadin.

Les femmes portaient aussi des chausses ou bas d'écarlate ou de migraine (vermeil); ils montaient au-dessus du genou et les jarretières, de la couleur de leurs bracelets,serraient le genou par-dessus et par-dessous.

Les souliers, escarpins et pantoufles, de velours cramoisi, rouge ou violet, étaient déchiquetés à barbe d'écrevisse.

Les systèmes de fermeture des vêtements constitués de lacets se terminaient par un bout en fer (appelé 'ferret' cf. les ferrets de la reine d'Alexandre Dumas ). Le lacet ainsi se glissait plus facilement dans les oeillets.

Il était de bon ton de changer de manches, car cela compensait la monotonie d'une robe ou d'un pourpoint unique ( d'où l'expression ' c'est une autre paire de manches').

A l'extérieur, les dames portaient leurs mules et escarpins sur des patins légers à semelle de liège.

Quant aux femmes non aristocrates ou bourgeoises, elles portaient jupons et jupes recouverts d'un large tablier et, aux pieds, des souliers à talon plat, voire des sabots.

Le vêtement en détail