La RENAISSANCE

Comment s'alimentait le Francais de la Renaissance

A LA CAMPAGNE Le Pain est la base de la nourriture :on distingue la" fouace", qui est une galette de farine non levée à laquelle on ajoute du beurre et des oeufs; le "pain de méteil" ou d'avoine que l'on agrémente avec une échalotte ou des chataignes ou même des glands. L'introduction du " Bled noir" ou sarrasin améliore sensiblement la nourriture du paysan ou de l'artisan.


Le paysan distingue les herbes, comme les poireaux, des racines (Carottes, pastenades, navets). Les fèves et les pois sont très appréciés. Eux seuls portent le nom de légumes. On trouve également les oeufs, les laitages, les fromages et le lait frais ou caillé avec lequel on prépare la "caillebotte". Pour se désaltérer le paysan consomme de l'eau ou de la piquette.

Le sel, qui est cher, est surtout utilisé pour la salleure (salaison) . Parmi les SOUPES, on distingue le "brouet" sorte de bouillon très liquide. D'autres soupes pouvaient s'ajouter à la précédente au cours du même repas comme les grasses soupes de "PRIME", constituées de tranches de pain et de fromage trempées dans un bouillon; c'était la nourriture des moines après l'office de "prime".D'autres potages, comme les COSCOSSONS, (couscous), la SAULGRENÉE (fricassée de fèves) ou le SALMIGUONDIN, mélange de viandes assaisonnées figuraient aussi dans le menu quotidien .


A LA VILLE Le repas pouvait commencer par des charcuteries, des poissons salés etc., mais aussi par des soupes, des potages ou des pâtés. Le second service se composait de rôtis de viande, de volaille, etc...Cette dernière comportait des chapons, des dindons, des dindes. En outre, la chair du Pan (paon), et du cine (cygne) etait très appréciée. Enfin, le repas s'achevait sous le terme de desserte ou dessert par des fromages, des fruits, des gâteaux etc.. En viande de boucherie l'homme de la Renaissance se régalait de chevreau rôti, appelé la "cabirotade" à ne pas confondre avec la "carbonade",qui consiste à griller la viande sur des charbons.

A la Cour des Medicis dès 1533, quelques grands chefs florentins ont introduit des mets raffinés comme les coeurs 'artichauts, les ris de veau, les truffes, les gratins de Parmesan, les crépinettes de foie, les quenelles de volaille; le veau, et les desserts. Les Médicis adoraient les macarons, les crèmes glacées, la frangipane. ainsi que les confitures et les pâtes de fruits.
A la Renaissance, la consommation des épices devait diminuer et de nouveaux produits introduits dans l'alimentation : comme les tomates, les petits pois, les artichauts, les fruits confits en saumure ou en sirop, les cardons, les asperges et la pomme de terre importée des Amériques.