Le XVII°siècle

La Religion et le Pouvoir

La RELIGION aux prises avec la Monarchie

Le Stoïcisme défendu par MONTAIGNE et illustré par les héros shakespeariens cède la place à une foi chrétienne compatible avec la liberté et la grandeur de l'homme.


La Foi peut s'accommoder avec les indulgences : cette thèse est avancée par le jésuite MOLINA. Il est à l'origine d'une théorie particulière des relations entre la grâce divine et la liberté humaine qui est depuis appelée 'Molinisme'.


Mais à la fin du siècle, le jansénisme soutenu par PASCAL ramène l'homme à la simple et ordinaire réalité d'une humble créature de Dieu.


De leur côté, Richelieu et Mazarin auront façonné une nouvelle conception de la Monarchie française, soit la Monarchie de droit divin. Le seul représentant de Dieu en France c'est le ROI; cette conception n'est pas nouvelle en Europe puisqu'en son temps Henri VIII avait séparé l'Eglise d'Angleterre de la Papauté.


En France, les relations avec le Pape allaient prendre un tour plus subtil : si l'Eglise restait dans le giron du Pape son pouvoir restait subordonné à celui du ROI.


L’édit de Fontainebleau, signé par Louis XIV le 18 octobre 1685, révoque l’édit de Nantes par lequel Henri IV, en 1598, avait octroyé une certaine liberté de culte aux protestants. Cet édit de Fontainebleau est plus connu sous l'appellation non officielle de « Révocation de l'édit de Nantes ».