Le 18° siècle -I-

Se nourrir au 18°siècle

Comment se nourrissait-on au Siècle de Lumières?

Le déroulement du service à table est immuable: Les fruits ouvrent l'appétit, les "bouillis" suivent; ils se composent de légumes traditionnels auxquels on joint les nouveaux fruits comme la tomate ou un féculent introduit en France par PARMENTIER: la pomme de terre. Les garnitures des plats sont variées comme le foie gras, les morilles, les huîtres, les crêtes et les rognons de coq.

Les fumets d'écrevisses, de truffes, de champignons et les essences de jambon, d'ail ou d'oignons remplacent les sauces lourdes et compliquées dont le but, précisément était de masquer les arômes des ingrédients. Les blonds sont des quintessences de veau dont on a extrait le suc de la viande en la rissolant dans du beurre. Le roux se compose de farine et de beurre : on le trouve comme fond privilégié des Bouillons.

Les paysans qui constituaient la majorité de la population étaient soumis à un régime alimentaire des moins variés et des plus pauvres en nutriments. Ils mangeaient des bouillies de céréales et des soupes de légumes, du pain surtout, très peu de viande surtout du porc.

En ville, les pauvres se nourrissaient de pain. Il suffisait donc que le prix du pain augmente soudain pour que des révoltes éclatent et qu’on pille les boulangeries. Quant à la boisson, la piquette bien nommée remplaçait une eau de ville très polluée.