La France au XVIII° siècle -I-

Les conquêtes coloniales

La France se distingue des autres puissances coloniales par son approche dite civilisatrice: en effet, elle obéit à deux objectifs, ou missions, soit apporter son savoir et son mode de vie à des peuples présumés "barbares" et surtout les évangéliser. Bien entendu, les intérêts économiques, commerciaux et stratégiques ne sont pas absents : La Compagnie des Indes orientales, implantée à LORIENT finance les expéditions. Le Canada et la Louisiane accueuillent quelques colons car la colonisation ne fait pas encore partie de l'ambition des souverains.

Les Antilles, par contre, séduisent les aventuriers car le commerce des produits exotiques et le trafic de pierres précieuses et de l'or pillés dans les galions espagnols revenant d' Amérique centrale et du Sud constituent une cible alléchante pour les armateurs européens.
En outre, l'exploitation à bon compte de la canne à sucre vide certaines régions d'Afrique de leurs populations les plus vigoureuses : l'esclavage des nègres est né et il ne sera aboli définitivement qu'au siècle suivant. Le Sénégal en constitue le point d'ancrage de ce dernier commerce florissant..

Enfin des comptoirs sont installés aux Indes. Pondichéry, Mahé et Chandernagor en sont les plus beaux fleurons.

Pondichéry

La présence française à l’étranger ne convainc pas, et en février 1763, lors du traité de Paris qui marque la fin des guerres franco-anglaises, la France renonce au Canada et à ses établissements au Sénégal. Même si la situation économique des Antilles reste florissante pendant les années qui suivent, la Révolution française et les défaites successives de Napoléon entérinent l’échec colonial français. La détermination des gouvernements successifs du Royaume Uni a eu raison de la faiblesse française.