La Litterature au XVIII°siècle

La Poésie

Voltaire dans son "Poème sur le désastre de Lisbonne" ou dans "le Mondain" reste fièle à la forme classique du siècle précédent.

De même, Jean-Baptiste Rousseau ou Lebrun Pindare n'innovent guère! En fait on ne retiendra que Jean-Jacques Lefranc de Pompignan (Poësies sacrées), Nicolas Gilbert (1750-1780) (Ode imitée de plusieurs psaumes, dite Adieux à la vie, 1780), Jacques Delille (1738-1813) (les Jardins, 1782) ou Évariste Parny (1753-1814) (Élégies, 1784), ou bien encore,et dans une moindre mesure, Lormeau de la Croix (1755-1777) ("Poésies", publiées à titre posthume, en 1787). Ces auteurs annoncent le romantisme en cultivant une certaine sensibilité à la nature et au temps qui passe.

Le Poète qui domine incontestablement son époque c'est bien André Chénier (1762-1794): il présente une poésie expressive comme dans le poème célèbre de "La Jeune Tarentine" ou de "La Jeune Captive" (son œuvre ne sera publiée qu’en 1819, bien après sa mort tragique lors de la Terreur).

Une mention spéciale pour Fabre d'Églantine avec une de ses chansons ("Il pleut bergère") et sa contribution onomastique, et pleine de poésie, à l'élaboration du calendrier révolutionnaire.

Diderot invente un genre nouveau: La critique d’art. Dans ses Salons il explore la part de la sensibilité tant dans la Littérature que dans l'art pictural : les ruines peintes par Hubert Robert, très à la mode à son époque.

Buffon offre, quant à lui, une réussite littéraire singulière avec ses écrits de vulgarisation scientifique; ils sont publiés dans son imposante "Histoire Naturelle" et avec un grand succès de 1749 à 1789.